mardi 30 juin 2009

Le Coran et le voile



Je me permets de vous communiquer le mail d'un de mes visiteurs , que je remercie:
jeussailire a ajouté un nouveau commentaire sur votre message "L'islam et ses "démons"" :
Le voile, niqab, burqa etc. est-il prescrit par le Coran ?Pour le savoir il suffit de LIRE LE CORAN et l'on constate que pour la sourate XXXIII (33) verset 57 (ou 59 pour les versions utilisant la numérotation post-1923) tous les traducteurs donnent grosso-modo à peu près la même traduction :
Kasimirski57. 0 Prophète ! prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants d'abaisser un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les propos des hommes. Dieu est indulgent et miséricordieux.Savary :59. 0 Prophète ! prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants d'abaisser un voile sur leur visage. Il sera la marque de leur vertu et un frein contre les discours du public. Dieu est indulgent et miséricordieux.
Mohammed Hamidullah :59. Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
André Chouraqui :59. Ohé, le Nabi, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des adhérents, de resserrer sur elles leur mante, c’est pour elles le moyen d’être reconnues, et de ne pas être offensées, Allah, clément, matriciel.[Note : Mante = ample cape à capuchon froncé porté par les femmes. Définition du Larousse 2005, page 661.Un capuchon, c'est pour couvrir la tête. S'il n'y avait pas besoin de se couvrir la tête, le traducteur aurait utilisé le terme cape ou ample cape et non pas mante.]
Université Al Azhar :59 Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de se couvrir le corps avec des robes amples. Grâce à cette tenue, on reconnaîtra qu'elles sont des musulmanes et ainsi elles ne seront pas agressées. Allah est Miséricordieux et Il accorde Son pardon à celui qui a renoncé à ses péchés.[Note : corps = organisme de l'homme, de l'animal ; partie matérielle de l'être humain. Définition du Larousse 2005, page 296.La tête fait partie du corps qui va de la plante des pieds au sommet du crâne et au bout des doigts.]
Conclusion :Ceux qui disent que le coran ne prescrit pas le voile, ni la burqa etc. n'ont pas lu le coran ou sont des menteurs.Le Coran impose bel et bien aux musulmanes de se cacher sous ce que l'on peut qualifier du terme générique de "rideau portatif".Plus l'islam est fort à un moment et à un endroit, plus les femmes ont le courage de s'imposer le rideau portatif prescrit par le coran, et elles se l'imposent le plus intégral possible à ce moment là et à cet endroit là : c'est la burqa.Moins l'islam est fort à un moment et à un endroit, moins les femmes ont le courage de s'imposer le rideau portatif prescrit par le Coran, et elles se l'imposent le moins intégral possible à ce moment là et à cet endroit là : c'est le voile.Là où l'islam est si faible qu'il n'a aucun pouvoir, les femmes n'ont pas le courage de s'imposer le moindre rideau portatif prescrit par le Coran : c'est le profil bas, ni voile ni burqa.La longueur du voile mesure la faiblesse de l'Etat.
(Pour ma part, je relève un aspect important "Ainsi on reconnaitra qu'elles sont musulmanes"
Ceci est à rapprocher de ce que Locke dit à propos des "signes de reconnaissance". En effet, pourquoi une personne, doit-elle montrer sa confession dans sa manière de s'habiller? Et que se passerait-il si tous les croyants agissaient ainsi? Cela favoriserait-il la paix et la concorde sociale?)








lundi 29 juin 2009

L'islam et ses "démons"


"La burqa, une pathologie de la culture musulmane"





J'ai lu Abdenhour Bidar, à la fois dans Libé et dans le Monde (même article!)


J'aime beaucoup ses articles en général, ils sont très raisonnables et pédagogiques.
Toutefois, un point me laisse perplexe.

Le voile, dit-il, "peut signifier la revendication d'une dignité, d'une estime de soi : " Je suis une femme et je ne veux pas être regardée dans l'espace public comme un objet de désir" ".
Il faudrait m'expliquer cela.


Il est légitime, pour un être humain de ne pas vouloir être regardé comme (seulement) un objet de désir. Sur la place publique, et aussi chez soi, dans sa cuisine par exemple (où commence l'espace public?). Mais pourquoi cela ne vaudrait que pour les femmes? Pourquoi les hommes ne se voilent-ils pas? Les hommes ne sont-ils pas objets de désir pour les femmes - entre autres?


Un adolescent peut être objet de désir pour un homme, par exemple (cf Mort à Venise). Dans un souci de dignité de l'être humain, et donc de pudeur, pourquoi ne voilons-nous pas systématiquement nos jeunes garçons?


Voudrez-vous m'expliquer cela? Pourquoi ce type de pudeur (protégeant une "dignité")ne concernerait-il que les femmes?


Le jour où j'aurais compris cela, j'aurai beaucoup progressé (dans ma compréhension de l'Islam)

L'histoire édifiante d'Eduard Glissant


Ce matin, Alexandre Adler disait (France-Culture) qu'un des problèmes pour les Antilles était l'absence de reconnaissance et de perspectives pour ses élites. Il a donné l'exemple d'Edouard Glissant, qui est parti à 6O ans (âge de la retraite légale pour un prof!) pour les Etats-Unis. Evene

Il enseigne maintenant en Louisiane. Il a 80 ans. Croyez-vous que la France lui aurait offert un poste équivalent?


Comment rester dans un pays qui vous tient pour obsolète à 60 ans. Absurdité française!

dimanche 28 juin 2009

Un abus de langage?


Je me demande tout de même si le terme de "génie" est bien approprié..

Si Michael Jackson est un génie, que dire de Platon, Descartes, Shakespeare ou Mozart?

Me voici de nouveau près d'un ordinateur

On peut reprendre notre conversation où nous l'avions laissée...

samedi 20 juin 2009

La tolérance, l'espace public et les signes de ralliement



La tolérance religieuse et ses limites
Dans un plaidoyer vigoureux en faveur de la liberté de pensée, John Locke pose les fondements d’une théorie de la séparation radicale de l’Etat et de l’Eglise. L’autorité politique ne peut ni ne doit forcer les consciences. En revanche, il lui appartient de préserver les intérêts de l’ensemble de ses sujets. Par conséquent, les individus ne peuvent être sanctionnés pour la manifestation de leurs convictions religieuses aussi longtemps que celles-ci ne constitue aucunement une menace pour l’ordre public.

"Le port d’une chape ou d’un surplis ne peut pas plus mettre en danger ou menacer la paix de l’Etat que le port d’un habit ou d’un manteau sur la place du marché ; le baptême des adultes ne détermine pas plus de tempête dans l’Etat ou sur la rivière que le simple fait que je prenne un bain .[…]
Prier Dieu dans telle ou telle attitude ne rend en effet pas les hommes factieux ou ennemis les uns des autres ; il ne faut donc pas traiter cela d’une autre manière que le port d’un chapeau ou d’un turban ; et pourtant, dans un cas comme dans l’autre, il peut s’agir d’un signe de ralliement susceptible de donner aux hommes l’occasion de se compter, de connaître leurs forces, de s’encourager les uns les autres et de s’unir promptement en toute circonstance. En sorte que, si on exerce sur eux une contrainte, ce n’est pas parce qu’ils ont telle ou telle opinion sur la manière dont il convient de pratiquer le culte divin, mais parce qu’il est dangereux qu’un grand nombre d’hommes manifestent ainsi leur singularité quelle que soit par ailleurs leur opinion. Il en irait de même pour toute mode vestimentaire par laquelle on tenterait de se distinguer du magistrat (1 et de ceux qui le soutiennent ; lorsqu’elle se répand et devient un signe de ralliement pour un grand nombre de gens qui, par là, nouent d’étroites relations de correspondance et d’amitié les uns avec les autres, le magistrat ne pourrait-il pas en prendre ombrage, et ne pourrait-il pas user de punitions pour interdire cette mode, non parce qu’elle serait illégitime, mais à raison des dangers dont elle pourrait être la cause ? Ainsi un habit laïc peut avoir le même effet qu’un capuchon de moine ou que toute autre pratique religieuse".
John Locke, Essai sur la tolérance (1667), trad. Jean Le Clerc, Ed. Garnier Flammarion, 1992, pp 110 et 121.
NOTE 1 : Le magistrat est ici le représentant et le symbole de l’autorité politique, laquelle a pour mission de préserver les intérêts de tous ceux qui sont soumis à sa juridiction.

La Burqa doit-elle être interdite, suite...


Après avoir écouté C dans l'air, j'ai un peu bougé...

Il me semble difficile de décider à la place de quelqu'un ce qu'il en est de sa dignité (la burqa contraire à la dignité de la femme..)

En revanche, la solution de la Belgique est intéressante. Une réglementation policière interdit les masques et déguisements en dehors des jours de carnaval.
Donc la question religieuse etc.. est mise de côté.
Ici en France on vient d'interdire la cagoule. Pourquoi ne pas interdire aussi ce type d'encagoulement... Puisqu'il une fois voilé, l'individu qui est caché en dessous est de sexe indéterminé.
Je vais remettre en ligne pour vous le texte de Locke sur le ralliement des Quakers...