jeudi 21 août 2008

Si la vérité existait, et si elle était une, si nous la possédions....


Un de mes visiteurs dit ceci : si nous pouvions nous entendre sur la vérité, alos il n'y aurait plus de disputes entre les hommes, plus de conflits..

Il est vrai que nos différentes conceptions de la vérité sont sources de conflits..
Et pourtant!


La vérité unifiée, la vérité absolue, cela signifie l' absence de liberté. Ce n'est en aucun cas souhaitable!

Voici ce qu'écrit H. Arendt, commentant les thèses de Lessing sur la vérité, dans Vies politiques


"si nous possédions la vérité, nous ne pourrions être libres"

"la vérité une, si elle devait exister, aurait fait l'effet d'une catastrophe : la fin de l'humanité"

Et pour finir, cette citation de Lessing:

"Que chacun dise ce qui lui semble vérité

et que la vérité elle-même soit recommandée à Dieu"

3 commentaires:

Anonyme a dit…

La vérité est que "je sais que je ne sais rien".
Sujet fort intéressant, mais qu'est ce que la vérité si ce n'est une multitude éparse d'objets conforment au réel. Tout ce qui est, est. Et tout homme sait que ce qui est, est vrai. Mais de quelle vérité parle t-on? D'une vérité vrai, sensible et palpable, ou de la vérité de l'inconnu :quoi qu'il en soit, on sait que l'on ne connait pas ce que l'on ne sait pas. La vérité est que nous savons ce qui est, et que nous cherchons ce qui n'est pas encore pour en faire des choses réelles, donc vrai. Mais encore, la vérité c'est que nous sommes contempteurs de celle-ci, car une fois de plus, nous savons que la perception que nous avons du réel n'est qu'une infime poussière dans cette immense univers. Aussi nous cherchons a structurer ce qui n'est pas pour le rendre le réel. Dès lors la Vérité n'est peut être qu'une fiction. Ainsi la Vérité serait que la Vérité n'est pas réel, donc pas vrai. Mais la vérité serait une réalité, une vérité dans le cocon perceptif de l'homme.

Lhansen-Love a dit…

je ne suis pas sûre d'avoir bien compris, cher anonyme..

Florent a dit…

Personnellement, une seule vérité, je trouve que ça fait totalitaire. Un peu comme les totalitarismes prétendent mettre fin à l'histoire par l'avènement du système parfait (D'où le fait que Hannah Arendt s'y intéresse), la vérité arrêtée met comme fin à toute vie. D'ailleurs, il me semble (Je crois que j'ai lu ça dans mon manuel de terminal) que Nietzsche a dit que la quête de la vérité était un principe de mort.