lundi 12 janvier 2009

Quelle époque!


C'est dangereux les ados par les temps qui courent!


"Il tue sa mère et tente de tuer son père car ils voulaient lui interdire de jouer" (Halo 3). Ecrans

6 commentaires:

Anonyme a dit…

"Quelle époque !"
Comme si la violence datait de notre époque. Comme si le problème est le jeu-vidéo et non pas un grave trouble chez l'enfant !

Faites qu'en vieillissant je n'entre pas dans cette nauséabonde nostalgie du "c'était mieux avant" ...

Swift en 1660 sur les principes qu'il devrait respecter quand il vieillirait avait déjà compris que c'est la vieillesse qui corrompt la vision et non la réalité qui se dégrade.

Anonyme a dit…

Commode avait mis fin aux jours de son père pour des raisons similaires je crois.

Lhansen-Love a dit…

Cher anonyme,
Je n'ai pas dit "le monde se dégrade" ni "c'était mieux avant", car je me garderais bien de telles généralités.
En revanche je crois qu'il existe un vrai problème existentiel aujourd'hui qui touche particulièrement les adolescents .. et qui se manifeste parfois par un enfermement dans un monde virtuel conçu comme un refuge, et par une propension à une violence, notamment auto-destructrice.
Ce sujet a été mille et mille fois traité et j'ai moi-même écrit plusieurs articles sur ce thème , dont le dernier ici:
http://www.robertredeker.fr/tamishlovemalaise.html

sur le malaise que nous connaissons et sur la responsabilité des images.
Quant au gâtisme des personnes âgées,que vous m'attribuez, je vous souhaite en effet de ne pas en être affecté.
Mais je ne crois pas que vous puissiez simplement mettre sur le compte de la sénilité les analyses de Freud (Malaise dans la culture) et celles de Arendt (La crise de la culture): certes , il faudrait voir à quel âge ils ont écrit ces textes.
L'un et l'autre, pour des raisons totalement diférentes, remarquent que notre société entretient un rapport difficile avec la mort et que notre civilisation développe une forme d'anxiété qui lui est propre et qui est le fait nouveau du XX ième siècle.
C'est en général l'anxiété qui explique la violence, notamment chez les adolescents.

Il y a un malaise , et certains types de violences, qui sont propres à notre époque. A cet égard, le fait de tuer ses parents parce qu'ils vous interdisent de vous divertir , est intéressant...

Lhansen-Love a dit…

A quoi jouait-il, le fils de Commode?

1er Anonyme a dit…

Jonathan Swift dans ses Résolutions pour l'époque ou je deviendrais vieux:
"Ne pas mépriser le présent, ses manières de voir, son genre d'esprit, ses hommes, ses modes, ses guerres etc."

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Vous rapprochez des concepts qui n'ont strictement rien à voir pour construire une argumentation douteuse.
Vous rapprochez l'analyse de Freud et d'Arendt, que je ne conteste absolument pas, pour justifier des sous-entendus sur les jeux-vidéos!
L'anxiété à la mort est bien réelle mais n'a strictement rien à voir avec le "monde des images" ou le "monde virtuel" qui sont d'après nombres d'analyses récentes plutôt des exutoires et des catalyseurs, contrairement aux idées reçues. Il est facile de désigner comme responsable de la violence de la société les jeux-vidéos. Ces programmes abêtissants ne peuvent être défendus que par des ados attardés de toute façon ...

"Commode avait mis fin aux jours de son père pour des raisons similaires je crois"
Ce n'est pas moi qui ai posté cette phrase, donc merci à ce second anonyme, assez éclairant comme exemple me semble-t-il.

"A quoi jouait-il le fils de Commode ?"
(on ne parle nul part du fils de commode mais de Commode et son père)
Et franchement, comme si cela avait une importance. Vous sous entendez ainsi que tuez son père parce qu'il a empêcher de jouer à la marelle, est du à un déséquilibre psychologique de l'enfant et/ou des parents, alors que commettre le même crime à cause d'un jeu-vidéo, serait la faute du jeu en question ?

(le "Faites qu'en vieillissant" était une remarque globale et ne vous était pas destiné, j'aurais du formuler autrement, mon but n'étant pas de vous agresser.)

Lhansen-Love a dit…

Ce ne sont pas des sous-entendus sur les jeux vidéos. Le sujet de l'article dont je parlais est : "Malaise etc.. quelle est la responsabilité des images? ". Il faisait suite à un autre article sur le même sujet dans la revue "Alternatives non violente" et qui s'appelait: "Le spectacle de la violence et de la mort: un divertissement sans conséquence?"
POur ces divers textes, j'ai lu les dernières études: "Virtuel mon amour" de Tisseron etc.. Vous trouverez aussi une synthèse dans "Alternative non violente" de Octobre 2009, qui s'intitule "Mes écrans : puis-je résister aux images?" notamment l'article de Laurent Trémel : "Les jeux vidéos, où en est-on?"
Mais je n'ai pas le sentiment en vous lisant que vous essayez de vous informer pour avoir un point de vue un peu objectif (et nuancé) sur la question...
Loin de moi (et de Tisseron etc..) l'idée de désigner comme responsable de "la" violence les jeux vidéos. Ils seraient plutôt un symptome, tel était le sens de ma réponse...