vendredi 10 avril 2009

senior pas fatigué



Lu dans le Monde:


" Est-il vraiment souhaitable que nous prenions notre retraite à 65 ans pour passer les 20 années suivantes affalés devant la télévision dans la solitude et la déprime?


Il faudrait bien mieux, pour nos enfants et pour nous-mêmes travailler quelques années de plus pour entretenir notre agilité d'esprit..." La retraite, quelle retraite..
Cela dit: youpi, c'est les vacances!

7 commentaires:

d'angelo a dit…

La fin de cet article me semble assez connotée tout de même. Et oui ! Pressons nos actifs jusqu'au maximum, s'ils peuvent contribuer à la valeur ajoutée de la nation encore quelques années c'est tout bon !

La phrase « passer les vingt années suivantes affalés devant la télévision, dans la solitude et la déprime » montre qu’il y a un problème dans la prise en charge des personnes âgées, notamment dans les maisons de retraite. Mais pourquoi ne pas changer justement ce mode de fonctionnement, permettre peut être aux personnes âgées de vivre pleinement la fin de la vie, ou du moins le mieux possible ? La décrépitude devant l’écran ne me semble pas la solution, que ce soit pour les personnes âgées ou les ados (l’article « la faute aux écrans »). Je suis pourtant convaincu que cette solution convient à certains, il est bien connu que l’écran permet un meilleur contrôle de masses…

Enfin, je pensais que la crise économique permettrait une véritable réforme, et non un prétexte pour faire travailler les actifs encore plus. Finalement, pour les erreurs et la corruption d’une élite, c’est encore les mêmes qui triment.

D’angelo.

Christian a dit…

L'article du Monde est hélas un exemple type de bourrage de crâne qui commence par un choix fermé : "Il y a trois solutions possibles : relever les impôts, abaisser le niveau de vie des personnes âgées, ou retarder le départ à la retraite. La dernière est de loin la meilleure."
Et bien non, il n'y a pas que trois solutions possibles. J'en citerai deux autres, parmi d'autres, qui me semblent meilleures que ces trois-là :
- mieux partager les revenus entre ceux qui financent et ceux qui produisent (ou ont produit)
- élaborer un projet de société qui ne soit plus basé sur la consommation, le travail, le profit.
La plupart des retraités que je connais sont épanouis, passent peu de temps à se vider le cerveau devant l'écran et ne reprendraient pas le travail pour tout l'or du monde.
Vous dites "youpi, c'est les vacances !" ; ils disent "youpi, c'est la retraite !"
Christian

Lhansen-Love a dit…

je ne comprends pas "ceux qui financent" et "ceux qui produisent"????
Moi par exemple, je finance ou je produis?

Ensuite il y a une certaine différence entre les vacances (parenthèse) et la retraite (terminus, fin de l'activité, repos définitif)

Christian a dit…

Vous, vous produisez ; du savoir, de l'enseignement, que sais-je ?... Mon propos était bien sûr à l'emporte-pièce et j'évoquais le contraste entre un ouvrier d'usine et l'actionnaire de son entreprise. C'est un peu plus subtil avec les emplois du tertiaire même si, de plus en plus, ils tombent dans le secteur marchand.
Vous me faites un peu froid dans le dos avec votre vision de la retraite. J'ai l'impression que vous voyez ça comme un pied dans la tombe. "Le repos définitif" ! Brrrrr... R.I.P. ?

Anonyme a dit…

"La retraite c'est le temps de l'Être. Les autres nous lâchent enfin. On peut se consacrer entièrement à ce que l'on aime, à ceux que l'on aime. Ce n'est triste que lorsqu'on n'a pas assez pour vivre. Là, c'est la misère." (Gilles Deleuze dans son Abécédaire, de mémoire).

Notre fonction sociale est un costume auquel nous nous identifions parfois, au point de souffrir lorsque nous le perdons. Moi, je crois que je serai content de me mettre un peu à poil pour mes rendez-vous avec l'Être!

R

Anonyme a dit…

J'aime bien le commentaire du dernier Anonyme, le fait que des retraités s'ennuient, dépriment, ne sachent pas s'occuper témoigne quand même d'un problème structurel!
Je ne travaille pas donc je suis malheureux? C'est horrible, atroce... Comme si le travail était pour ces personnes un bruit couvrant le silence de leur vie. Travailler pour ne pas penser, travailler parce que cela "remplit" l'existence... Comment cela peut-il ne pas vous interpeler?

Lhansen-Love a dit…

Moi j'ai la chance de prendre beaucoup de plaisir à travailler.
ce que je ferais à la retraite (lire, me promener , aller au cinéma etc...) je le fais déjà.
Mais le travail me manquera.
Il m'est arrivé de ne plus enseigner,lors de différents congés, cela me manquait beaucoup.
La question "vais-je m'ennuyer?" n'est vtaiment pas le pb en ce qui me concerne.