lundi 28 avril 2008

Ce qui relève de l'art


(A Mathilde )
" Seul ce que l'on ne possède pas l'habileté de faire, même si on le connaît de la manière la plus parfaite, relève de l'art" Critique de la faculté de juger, §43

Kant oppose deux catégories d'activités:

Tout ce qui demande un savoir faire ( "habileté") et seulement un savoir faire, lequel est transmis par un maître et appris par un apprenti ou un disciple. C'est la cas de la science, des techniques, et encore de l'artisanat.
De l'autre, l'art. L'art ne procède pas d'un savoir faire. Connaître le solfège ne fait pas de vous un musicien, avoir suivi une école de cinéma ne fait pas de vous un cinéaste, etc..... En art, il faut du talent ou du génie, il faut être créatif, sensible, ce qui n'a rien à voir avec un savoir-faire.
Le cordonnier sait faire des chaussures. Van Gogh sait les peindre, sans doute n'aurait-il pas su en fabriquer; Degas peint des danseuses, les danseuses dansent etc...

3 commentaires:

Mathilde a dit…

Merci

Anonyme a dit…

Je suis en parfait accord avec cette conception de Kant.L'art n'est pas un manifeste réglé et mécanique.Il est à mes yeux ce je ne sais quoi, qui fortuitement me plonge dans un profond tracas.Car je ne peux le définir, lui donner un sens.
Malheureusement, j'ai, aujourd'hui le sentiment que l'art n'est plus qu'une entreprise qui se mêle vigoureusement au capitalisme.Aussi l'on peut constater un certain mépris pour le formalisme.Alors que c'est en cela que réside une partie de la beauté en art. Mais c'est un tout, le contenu doit être tout aussi important.
Ce que j'ajouterais est bien pessimiste...le sentiment du beau se meurt, et il s'évaporera dans le progrès et l'évolution des sciences.L'art deviendra, et elle l'est deja, un mécanisme qui se mésalliera du prodigieux sentiment de BEAU.

Lhansen-Love a dit…

"Qui se mêle vigoureusement au capialisme.."
Certes..
Mais l'art a toujours été financé - autrefois par des mécènes et par le pouvoir. Ce n'est pas pire ujorud'hui ôù l'art se plie plus ou moins au marché...
D' autre part il y a toujours des marges de liberté. Le cas du cinéma est intéressant. Entreprise industrielle en grande partie.Mais à côté les cinéastes libres subsistent. Mieux: le succès des Ch'tis par exemple aura des retombées positives sur le cinéma d'auteur..
Donc, aps de coclusions hâtives...