dimanche 19 octobre 2008

French lover



Vite vite vite! Que DSK démissionne vite !.. Je suppplie nos amis socialistes de faire pression sur lui en ce sens.Pour nous épargner la honte supplémentaire de le voir s'accrocher, et pour cesser d'entendre les railleries des commentateurs, en attendant la suite; de toute façon, le mal est fait.

L'adultère, un "incident"? Les américains apprécieront. Quelle honte pour sa femme, ridiculisée aux yeux du monde entier!
Mais surtout quelle honte pour les socialistes français.. Après Mitterrand le polygame, Dumas le débauché, Ségolène la cocue magnifique, voici maintenant DSK l'immoraliste.

Après cela nous donnons des leçons au monde entier! ("justice par ci, justice par là..."). Comment peut-on aller aussi loin dans l'absence de sens du ridicule?

Vite, vite, que le PS se désolidarise de DSK et l'oublie!

Au secours Rousseau ("Ceux qui voudront séparer la politique et la morale n'entendront jamais rien à aucune des deux")


Chers amis visiteurs, venez m'apporter la contradiction. J'attends vos arguments avec impatience!

12 commentaires:

Anonyme a dit…

Qu'il soit homme à femmes, libertin, partouzeur ou je ne sais quoi encore ... qu'est-ce que cela peut bien faire ? Pourvu, bien sûr, que ce soit fait entre adultes consentants (dans le cas contraire, ça relève à juste titre du pénal), pourvu aussi que cela ne s'associe pas à du favoritisme ou à un abus de position de pouvoir, il n'y a là qu'une affaire privée certes peu glorieuse, mais rien de plus. Quand Rousseau expliquait qu'il ne faut pas disjoindre morale et politique, je crois qu'il est critiquable : l'Etat n'a pas à imposer aux individus une conception de la vie réussie, celle-ci devant rester un choix privé d'initiative individuelle (toute autre disposition me semble liberticide dans ses conséquences ultimes). En outre, quand il associait politique et morale, je ne pense pas qu'il entendait par morale une petite éthique des vertus conjugales, mais une morale déontologique du devoir de justice.
Tout ce qui précède étant dit, il est vrai que s'il pouvait éviter à sa légitime épouse ce genre d'humiliations publiques, il n'en serait que plus respectable...

Anonyme a dit…

Oulaaa ! Je crois que le sens de la phrase de Rousseau n'est pas celui que vous lui prêtez.
Je pense que Rousseau voulait plutôt dire que l'on doit faire de la politique en tenant compte des valeurs morales... Après est-ce que DSK le fait au sein du FMI, c'est une autre question. Il faut bien distinguer le "j'ai trompé ma femme" okaaay, pas bien mais pas suffisant pour faire démissioner un individu du "j'ai abusé de mon autorité pour favoriser une femme sous prétexte que nous avons eu des relations sexuelles". Or vous ne parlez que de l'humiliation de sa femme etc.
Bien sûr qu'il ne faut pas distinguer morale et politique mais à mon humble avis, Rousseau en écrivant cette phrase pensait plus au deuxième élément qu'à ce que DSK fait de son c**.
En tout cas, je pense personnellement que le fait qu'il ait (peut-être, attendons les résultats de l'enquête) fait une utilisation abusive de l'autorité qui lui a été confiée est autrement plus choquant que le fait qu'il ait trompé sa femme... Ceci relève de sa vie privée et ne nous regarde pas.
Nous ne connaissons pas sa situation conjuguale, les problèmes qu'il peut avoir avec sa femme etc.

Lhansen-Love a dit…

1) "Qu'est-ce que cela peut faire"?
Tout dépend de votre degré de responsabilité politique. Pour un maire de village, cela peut être compatible avec ses activités.
Mais un responsable de ce niveau! Comment voulez-vous qu'il soit concentré sur son travail alors qu'il envoie des messages galants sur sa boîte e-mail- sans parler du reste? Combien de maîtresses avait DSK? On peut supposer beaucoup.
2) Rousseau critiquable? Il ne s'agit pas de prescrire aux hommes politiques une éthique arbitraire, ascétique ou autre... La vertu, pour Rousseau comme pour Montesquieu, se définit comme étant le fait de faire passer l'interêt général avant le sien propre. Ceci vaut pour tous les citoyens (il n'y a pas de république sans vertu car le citoyen y est le souverain). Mais cela vaut à plus forte raison pour les hommes politiques. Comment voulez-vous inspirer l'amour de la vertu quand vous n'êtes pas vertueux vous mêmes? Il faut que les hommes politiques montrent l'exemple, en tout cas en république.
En ce qui concerne leur vie personnelle, si elle est mouvementée, eh bien cela ne doit pas apparaître.

Lhansen-Love a dit…

A Anonyme,
Evidemment!
C'est vrai que je sors la citation de Rousseau de son contexte, et c'est vrai que Rousseau voulait dire que je souci de justice est la pierre de touche de la politique (et non pas le fait de tromper ou non sa femme)
Cependant:
1) tromper sa femme n'est pas anodin pour un homme politique. Bien sûr, si elle le sait et est consentante, cela les regarde. Mais je vois mal DSK expliquer que Anne Sinclair était au conrant et s'en fichait. Difficile pour un homme politique de déclarer que ce qui vaut pour le commun des mortels -le contrat de mariage, l'engagement moral etc..- n'a aucune pertinence dans leur cas. Cela revient à dire que l'ordre commun ne concerne pas le surhomme qu'est le responsable politique
2) On ne peut pas tout-à-fait considérer comme deux pbs distincts l'adultère et l'abus de pouvoir. Un homme qui a des maîtresses, ou ce type de points faibles, n'est plus maître de lui. Il est à la merci de toutes sortes de chantages, scandales etc (cf les Kennedy et Marilyn Monroe par exemple).

Bref, un homme politique de très haut niveau ne doit pas être vulnérable comme l'est un homme qui ne domine pas ses .. appétits, disons? Que penser par exemple qu'un homme d'Etat, qui boit, qui se drogue etc, etc.. C'est du même ordre.
On dit que Chirc était assez .. vivant lui aussi. En tant qu'homme politique, il a été assez peu actif.

Anonyme a dit…

Oui, vous expliquez parfaitement ce que Rousseau entend par morale, ou si l'on veut par l'idée de vertu de citoyen : la capacité de décentrement par rapport à son intérêt particulier, au profit du souci de l'intérêt général. Mais je persiste et signe : autant cette vertu est digne d'être prise en considération, bien sûr, autant il n'est pas souhaitable qu'elle soit l'objet d'une "éducation" politique. L'Etat n'a pas à imposer aux individus une conception de la vie bonne. L'"intérêt général" advient par consensus par recoupement des intérêts particuliers. Pour le reste, chaque individu est libre d'adopter le système de valeurs qu'il entend, pourvu que celles-ci soient compatibles avec une coexistence pacifique. L'éthique conjugale de M. Strauss Kahn est p-ê détestable (mais nous n'en savons, au fond, rien), mais elle ne constitue en aucun cas un problème. Par contre, l'anonyme n°2 a raison : cela devient un problème politique si et seulement si, à cause de cette liaison, il y a eu favortisme, et donc entorse aux normes de justice (égalité de droits, de chances, de traitement).
Sur votre point 2 (et le début de ma réponse), cf. le débat qui oppose encore les Libéraux (en gros : moi) et les Républicanistes (en gros : vous) sur la scène contemporaine. Mais aucun souci : il ne s'agit qu'une "querelle de famille" au sein de ceux qui croient aux acquis de la modernité démocratique.

Anonyme a dit…

"Mais je vois mal DSK expliquer que Anne Sinclair était au conrant et s'en fichait."
Je crois au contraire qu'elle est loin d'être stupide ou aveugle et si son mari est réellement insatiable comme vous le dites, sexuellement parlant, elle doit bien s'en douter et même, plus probablement, en être parfaitement consciente et rester avec lui en dépit de cela. (Après, ne me demandez pas pourquoi... Déjà le fait qu'on puisse épouser un DSK me dépasse).
C'est certain qu'il a trahi tout ce que représente l'idée de marriage et que nous pouvons le désapprouver moralement mais cela n'a aucune valeur judiciaire.
C'est en cela que les deux sont distincts.
C'est exact que cela peut avoir des répercussions sur leur travail (cf votre exemple de Chirac) mais apparemment tout le monde s'accordait à dire qu'il faisait du bon boulot au sein du FMI. N'étant pas personnellement "fan" du FMI je ne saurais vous dire si c'est exact mais ce consensus semble être valable à gauche comme à droite.
"Cela revient à dire que l'ordre commun ne concerne pas le surhomme qu'est le responsable politique"
Je dirais que c'est tout le contraire, cela prouve qu'ils sont des êtres humains comme les autres, avec des faiblesses plus ou moins apparentes. Exiger des hommes politiques qu'ils soient justement des surhommes dévoués corps et âme à leur rôle ne me parait pas très réaliste.

Enfin, vous dites que s'il a des maîtresses, il devrait s'arranger pour que cela reste privé... Cela me parait juste et en même temps je me demande si c'est toujours vrai. Imaginons une personnalité politique homosexuelle. Si cela se sait, la personne ne devrait-elle pas en profiter pour essayer de faire changer les mentalités? Et montrer qu'être homosexuel n'est pas incompatible avec la réussite sociale? La différence avec le cas DSK j'imagine, réside dans le fait qu'être homosexuel n'est pas moralement "répréhensible".

Sidney Rosenberg a dit…

«Bref, un homme politique de très haut niveau ne doit pas être vulnérable comme l'est un homme qui ne domine pas ses .. appétits, disons? Que penser par exemple qu'un homme d'Etat, qui boit, qui se drogue etc, etc.. C'est du même ordre.»

Pensez-vous honnêtement que cela n'a jamais été le cas ? Il y a eu plus d'un président dans ce cas-là, dont certains Américains.
Par ailleurs votre acharnement m'étonne et me chagrine. Vous vous attaquez à DSK sans même attendre les résultats d'enquête et faites donc fi de toute présomption d'innocence.

«Mais un responsable de ce niveau! Comment voulez-vous qu'il soit concentré sur son travail alors qu'il envoie des messages galants sur sa boîte e-mail- sans parler du reste? Combien de maîtresses avait DSK? On peut supposer beaucoup.»

Qu'en savons-nous ? Ce que je sais personnellement c'est que la gestion du FMI de DSK n'était pas à plaindre ni à critiquer et que ce scandale apparait étrangement au moment où le FMI prenait un rôle consistant en raison de la crise financière.

Duobrio a dit…

Il va être difficile de vous apporter une contradiction valable ou recevable quelconque ...

Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais !
Beaux Donneurs de leçons !

Je me demandais néanmoins quel impact médiatique aurait eu un éventuel adultère d'A. SINCLAIR... ?

Lhansen-Love a dit…

Anonyme
1) je ne suis pas d'accord en tous points avec Rousseau. Ce qu'il dit sur la femme vertueuse n'est pas du tout mon point de vue. Je suis d'accord en revanche sur sa conception de la vertu comme civisme.

2) Je ne trouve absolument pas la morale conjugale de DSK détestable ni répréhensible. J'aime beaucoup C. Millet par exemple, je la trouve rigolote, de même que j'admire beaucoup la liberté des héroïnes de Sex and the city, ce qui ma valu de me fâcher avec des visiteurs de ce site. DSK et sa femme font ce qu'ils veulent , pourvu que cela n'ait pas d'incidence sur la politique ni sur la finance internationale.
3) Ce que je reproche à DSK , c'est d'avoir pris ce poste au FMI sans vouloir accepter la contrepartie (interdit de vie secuelle avec ses subordonnés, éviter le scandale dans l'intérêt de la France, du PS, et du monde entier).
Car ce qui se passe en ce moment est extrêmement dommageable.
La perte de crédibilité de son patron rejaillit sur l'institutions. Déjà que les instances internationales n'ont pas très bonne presse.

Lhansen-Love a dit…

Evidemment qu'Anne Sinclair était au courant des penchants immodérés de son mari pour les jupons et d'accord avec cela; donc on ne peut pas parler de "tromperie".
Il n'est pas question pour ma part de condamner l'adultère, surtout évidemment dans un cas comme celui-ci (époux en accord).
Le problème se situe au niveau de la publicité donnée à ces incartades; l'effet est désastreux. Cela, DSK ne pouvait pas l'ignorer: il fallait qu'il évite qd'en venir là.
Imaginez un homme politique qui pratique le libre échangisme. On peut dire: il fait ce qu'il veut. TB. Ensuite les gens le rencontrent à des parties, prennent des photos, enregistrent..
OU bien un chef d'Etat homosexuel. Très bien, parfait. rien de répréhensible.
Vous imaginez Paris-Match faisant les unes sur la dernière aventure du président de la République. Bien sûr! Où es tle problème?
Un homme public ne peut pas se comporter comme si.. sa vie privée n'avait aucune importance. Peut-être à une certaine époque (droit de cuissage des seigneurs etc...) mais plus aujourd'hui.
Admettons qu'un homme politique boive ou se drogue. Ce n'est pas grave, c'est sa vie privée me direz-vous... Sauf que non, ce n'est pas possible.
Bref l'homme politique doit faire preuve non de vertu, mais de virtù (force d'âme selon Machiavel: "j'aime ma patrie plus que mon âme")
Je crois que Machiavel est plus à propos ici que Rousseau.
Un homme politique doit donner le sentiment d'être maître de lui-même. Vous ne croyez pas?

Lhansen-Love a dit…

Ne soyez pas chagriné, j'adore discuter (voire provoquer!)!
1° Séparons le fait et le droit; je sais que les hommes politiques sont comme tout le monde. Mais ce n'est pas pour cela que je pense que cela doit être ainsi. Au contraire, je pense que l'homme politique a plus de devoirs que d'autres, car il a plus de droits aussi, cela me paraît donc juste.
2° "L'essentiel , c'est son bilan".
Pas d'aocord. Je m'étonnais vraiment pour ma part de sa discrétion ces derniers temps. Le bilan, il reste à démontrer. Mais surtout, on ne peut pas séparer le bilan de sa désinvolture apparente. Comment prendre au
sérieux un type qui envoie des émails à ses conquêtes, comme quelqu'un qui n'aurait rien de plus urgent à faire! Alors non, pas besoin d'attendre les résultats de l'enquête!

Anonyme a dit…

1 le ridicule ne tu pas
2 la vie sexuelle des politiques ne nous regarde pas! qu'ils ne l'affichent pas et que nous ne tentions pas d'en savoir plus...