samedi 11 octobre 2008

Picasso démythifié?


Très intéressants Ferry et Julliard à ce propos:


LF. Je n'aime pas Picasso. Je suis attaché à une conception de l'art qui vise la beauté. Picasso, c'est la déconstruction , l'innovation. C'est pourquoi il plaît tant à la fois aux bourgeois, aux chefs d'entreprise, mais aussi aux staliniens pour qui détruire, anénantir les anciennes formes, les anciens modèles est toujours souhaitable.

JJ : Vous exagérez. Mais il est vrai que l'on pourrait essayer de résister au terrorisme esthétique révolutionnaire.
Pour moi , le plus grand peintre des temps modernes n'est pas Picasso mais ...( Roger Van Der Weyden ?) ...

11 commentaires:

Anonyme a dit…

A écouter Ferry, on sculpterait encore selon les canons de Polyclète ou Praxitèle ...

Duobrio a dit…

Paris a la chance de posséder le Musée Picasso ; je ne sais pas si le plus grand peintre des temps modernes est ou n'est pas Picasso ..
Mais dans ce musée, à chacune de mes visites, je suis tombée sous le charme de ses chefs d' oeuvres ;
à chaque fois, je les voyais différemment, un détail de plus que je n' avais pas remarqué l'autre fois, une couleur que je n'avais pas admirée, etc..
Et ma préférée, "sa chèvre", magnifique, sublime, devant laquelle j'aurais pu rester des heures à l'admirer !

Comme un excellent film que l'on ne se lasse pas de re re regarder !

Je ne suis pas bourgeoise, encore moins chef d'entreprise, même pas staliniene, juste une femme séduite par tant de génie évident, de maîtrise parfaite du crayon, du pinceau, des couleurs -
Et un dernier détail ; on peut trés bien aimer Picasso et apprécier un tableau de R.Van Der Weyden, bien que ce dernier ne soit pas précisément un peintre des temps modernes !!
Et la confrontation des deux peintures choisies pour le commentaire est "magnifique", c'est tellement évident ...
Quelle chance de pouvoir aller voir cette exposition !

Lhansen-Love a dit…

Oui, je suis d'accord, Ferry ne semble pas témoigner d'une grande sensibilité à la peinture.
Pourtant il a écrit un très bon livre, solide et savant, intitulé "Homo aestheticus", que je vous recommande..

Raguin a dit…

Je m'excuse d'avance de vous interpeller de la sorte sous forme de commentaire mais je n'ai pas pu trouver votre contact mail. Je suis étudiante en classe préparatoire HEC 2ème année à Rennes et dans le cadre du cours de culture G versant philosophie la beauté s'invite au programme cette année comme vous en êtes visiblement informé. Ma requête serait juste des pistes de réflexion que je pourrais développer sur un sujet qui lierait Beauté et Apparence ( rapport entre les 2 vraisemblablement); appréciant vraiment votre vision "réaliste" de la philosophie, j'espère que vous pourrez donner suite à mon message. Je vous remercie d'avance
Amélie

Lhansen-Love a dit…

Bonjour Amélie,
Sur la beauté et l'apparence, il faut lire Hegel. Je dois avoir mis un texte de Hegel (art et apparence)sur mon site webpédagogie, sinon il faut lire Hegel Esthétique, vous trouverez le livre (Hegel, la peinture) accessible gratuitement sur le site de philosophie de l'Académie de Grenoble.
Jankélévitch a dit (dans un entretien ) la beauté n'est pas une apparence mais une apparition. Enfin sur mon site over-blog (http://www.hansen-love.com/ ) je viens de mettre un texte de F. Cheng qui va dans le même sens.

Bon courage!

Anonyme a dit…

Je vous remerce pour votre précieuse aide .
Amélie

amélie raguin a dit…

Je viens d'avor mon ds de philo sur la beauté en lien avec l'apparence sur lequel je vous avais demandé des conseils etje pense que j'aiplutôt bien réussi l'intitulé exact étant La beauté sans fard serait-elle désirable? j'ai joué sur les deux sens du mot désirable : qui puisse susciter du désir et désirable dans le sens de souhaitable .
Merci encore de votre aide et de votre très belle contribution au bon fonctionnement de ce blog

Lhansen-Love a dit…

merci Amélie, vous me tiendrez au courant?

Torion a dit…

praxitéle etait un artiste immense et extraordinaire, picasso n'est qu'un petit paresseux mégalomane et inepte
picasso a gratté les noms sur les toiles de son pere avant d'y aposer le sien et de les faire passer pour ses oeuvres de jeunesse! bravo l'artiste!!!
http://www.insecula.com/forum/lire_3260.html
http://www.picasso-fraude.com/
(cette etude est reconnue comme scientifique par le ministere de la culture espagnole)

Amélie Raguin a dit…

On vient de me rendre le devoir que je pensais avoir réussi et je suis déçu car apparemment tous les éléments attendus s'y trouvent mais mon professeur a jugé mon devoir manquant de structure et s'apparentant je le cite " à un travail au brouillon plus qu'à un devoir rédigé" ce n'est jamais agréable à entendre d'autant plus que je me sentais confiante . Enfin, j'ai toujours le moyen de me rattraper avec le devoir que je viens d'avoir intitulé "des inégalités de beauté sont -elles concevables?" une fois encore j'ai le sentiment d'avoir rendu un devoir convenable mais seul l'avenir me le dira!!
A bientôt
Amélie

le veilleur a dit…

Dire, à l'instar de Duobrio, que Picasso a "la maîtrise parfaite du crayon, du pinceau, des couleurs", est une affirmation entièrement gratuite. Un jugement artistique — comme tout jugement — n'est valable que s'il se réfère à un critère d'évaluation. Jusqu'à preuve du contraire, l'unique critère intelligible en matière d'art plastique est la nature : c'est elle, et elle seule, qui nous enseigne les règles de l'harmonie des couleurs et des volumes, c'est d'elle dont nous tirons les lois de la composition, etc. Si nous jugeons les oeuvres de Picasso selon ces grandes lois naturelles et universelles, il devrait être évident pour tous ceux qui ont l' oeil et l'entendement sains que Picasso est un peintre médiocre. Il a fallu une propagande extraordinaire et une étonnante aberration de la part des intellectuels pour détourner le public de cette évidence. Du reste, Picasso, après avoir tout mis en oeuvre (voir les très graves accusations portés par Ténès ) pour faire croire à son génie précoce de peintre figuratif, s'est délibérément et opportunément détourné de l'imitation de la nature. Dés lors, les critiques applicables aux peintres figuratifs ne pouvaient plus le toucher ; mais, du même coup, nous étions en droit de lui demander (comme à tous ceux qui ont abndonné les rangs du pur figuratisme) à quel nouveau critère pictural intelligible répondent les mouvements qui s'émancipent de celui de la nature. Or, nous attendons toujours la réponse à cette question légitime.

A lire : http://www.leongard.com/considerations_sur_picasso_223.htm