mardi 9 octobre 2007

Avons-nous encore besoin de héros aujourd'hui?


J'ai demandé à mes élèves de répondre à cette question .. pour mardi prochain.

Et vous, qu'en pensez-vous?

8 commentaires:

Lo a dit…

Alors déjà, Chabal en tant que héros, ça ne m'aurais jamais effleuré l'esprit ! ;)

Je crois que ça varie selon les êtres humains. Malgré l'individualisme montant certains ont encore besoin de "héros" (de modèles qu'ils admirent et auxquels ils tentent de ressembler). Effectivement, Chabal pourrait alors être considéré comme un héros pour certains.
Si le "nous" du sujet est celui de la société en général, alors nous pouvons à nouveau répondre "oui", la société a besoin de héros, surtout certains héros, des Gandhi, des Martin Luther King, peuvent jouer un rôle majeur au niveau de la cohésion sociale.

Mais, du fait justement de nombreux facteurs caractéristiques des sociétés contemporaines (individualisme, rationnalité etc...) l'idée de héros a tendance à devenir désuète, presque à se ringardiser, et elle est bien moins présente qu'avant. On peut cependant noter qu'elle perdure d'une certaine façon dans des sociétés comme la société japonais avec la culuture des "sempaï", vous savez les élèves les plus jeunes qui vénèrent certains élèves plus âgés, plus expérimentés ou plus doués...

Ceci dit, "nous", les êtres humains en général, n'avons pas "besoin" de héros, on peut survivre sans héros.
L'idéal serait bien sûr que chacun parvienne à devenir son propre héros, ce qui revient un peu à l'idée de Nietzsche que nous devons gagner notre propre respect...

Enfin, je dirais ça a priori mais ça demande plus ample réflexion.
C'est très résumé donc si vous voulez que j'éclaircisse un point n'hésitez pas à demander !

Lhansen-Love a dit…

Je crois que nous avons beaucoup de mal à nous passer de "héros"...mlgré notre soi-disant "rationalité"...
Quan tà être à soi-même son propre héros.. hum
Le moi n'est-il pas haïssable?

Lo a dit…

Le moi n'est-t'il pas haïssable ?

Je ne vois pas pourquoi nous n'aurions pas le droit de nous aimer un peu...

Mais surtout l'idée de devenir son propre héros n'implique pas forcément le mépris d'autrui ou un amour propre surdimensionné... Il s'agirait plutôt de se battre sans cesse contre soi-même pour mériter l'on soit digne d'être fidèle à soi-même, de suivre sa propre voie plutôt que tenter d'imiter vaguement un pseudo modèle idéalisé. (mais c'est vrai que ça sonne un peu "moi, moi, moi" tout ça)

Lhansen-Love a dit…

moi, moi, moi... oui je ne le vous fais pas dire!
On n'a pas besoin de se désigner soi-même comme un héros. La pub nous le recommande déjà à longueur de cover marketing et spots...

victoire a dit…

"on n'a pas besoin de se désigner soi-même comme héros"
non c'est vrai nous n'en avons pas besoin et nous n'avons pas non plus besoin de héros.Pourquoi se reposer sur quelqu'un de plus fort (dans tous les sens du terme)surtout si celui-ci nous confine dans l'idée que nous sommes plus faibles que lui car peut etre y a t il un certain rapport de forces?
qu'est ce qu'un héros de nos jours?

Lhansen-Love a dit…

Il est certain que cette notion ne rencontre pas beaucoup d'échos aujourd'hui. POurtant, je coirs que nous avons besoin de nous identifier avec des gens non pas plus "forts" que nous, mais plus élevés, plus admirables...
Non?

Anonyme a dit…

Seuls les médiocres n'ont pas besoin de héros. Prenons Achille : Achille est une figure du sacrifice de soi ; il est devenu l’idéal de l’éducation en Grèce ancienne. Il préfère une vie héroïque à une vie médiocre ; il est représentant du mépris de la survie : il sait qu’il va mourir contre Hector, mais va au combat. C’est à cela que l’on reconnaît la liberté antique. IL n’y pas de vie réussie sans risque de sacrifice de soi.
L'Antiquité, avec ses héros, a nourri des âmes admirables. Aujourd'hui, nous vivons dans une époque médiocre, car on a cessé de vénérer un Platon, un Marc- Aurèle, un Epictète, ie. des hommes qui cherchaient la perfection morale.

Lhansen-Love a dit…

c'est un peu sévère..
Mais effectivement, pour moi les héros, ce sont Socrate, Descartes, Spinoza, Rousseau.. J'y reviendrai!