samedi 22 septembre 2007

Les médias ont-ils tué la politique?

Sujet très à la mode, décidément, avec la parution du livre de Regis Debray, L'Obscénité démocratique.
C'était sur France 2 hier soir, émission de Guillaume Durand.

Voir sur ce blog : La télévision contre la démocratie, excellent exposé de mes élèves l'an passé.
Entre parenthèses : typiquement un question IEP puisque cette école prépare conjointement aux médias et à la politique.

Guillaume Durand a cité Bourdieu: " Le système de formation des journalistes aujourd'hui est tel qu'il ne met plus en place que des équipes totalement serviles"

Ensuite, il a été question du livre de Jospin (évidemment) et du grand grief , de l'amertume de Jospin: Ségolène Royal a été choisie par les médias... car elle est plus charismatique que lui.

En effet....

Tout ceci incline à réfléchir sur les avantages et les inconvénients de la nouvelle démocratie, directe et participative (comme celle qui a prononcé la mort de Socrate)

Même question en ce qui concerne Sarkozy. Excellente com (qui le niera ?) mais pour quelle politique? La multiplication des nominations de ministres pour des raisons d'image ne pose-t-elle pas pb?

Votre avis? (puique nous sommes dans une démocratie d'opinion...)

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Mon opinion ?
"Percepti est esse", c'est l'idéologie de l'apparence qui règne et qui écrase...les pauvres, les femmes au foyer, les qui n'apparaissent pas. Dérives nombreuses, qui autorisent la contradiction puisque l'essentiel au final c'est "de l'avoir dit". Un exemple : "M. Éric Ciotti: Le groupe UMP est très favorable à l’amendement n° 69… (Réduisant donc d'un mois à quinze jours le délai de recours devant la Commission des Recours des Réfugiés)(…) parce que notre pays se caractérise par sa tradition d’accueil de tous ceux qui souffrent et qui sont victimes, dans leur pays d’origine, d’atteintes à leur intégrité de par leur opinion politique ou leur statut. Cette vocation universelle de notre pays à faire de son sol un lieu d’accueil pour tous ceux qui sont martyrisés dans leur pays doit être réaffirmée, et ce texte y contribue. Les dispositions qui ont été introduites dans ce projet de loi vont dans ce sens et renforcent le caractère intangible de cette vocation, auquel, tout comme vous, nous sommes attachés." Voilà. En dissert il n'aurait pas la moyenne, mais qu'importe puisque c'est juste dans la vraie vie, avec de vraies incidences sur la réalité ? Qu'importe...
C'était mon opinion sur la politique et l'image. Et qu'ils crèvent de leurs contradictions.

Anonyme a dit…

"décidemment" ??? j'aurais plutôt écrit "décidément"...

Lhansen-Love a dit…

merci , je suis nulle en orthographe

Lhansen-Love a dit…

A Florian:
oui, je fais faire des exposés à mes élèves, mais à titre exceptionnel (deux ou trois par an) et tapés de telle sorte qu eje puisse les revoir et retoucher avant
(je ne retrouve pas votre commentaire, où est-il?)

scrittu a dit…

Il me semble que la question de la responsabilité des journalistes est une question majeure qu'on n'aborde jamais que superficiellement. Ce qui m'agace souvent, c'est d'entendre certains d'entre eux parler avec tant de certitude (voire d'arrogance) de questions qu'ils ne connaissent que très partiellement (problème de compétence). J'ai été aussi très choqué quend je travaillais pour la presse par le fait que beaucoup de journalistes ont pour sources principales d'autres journalistes, que dans beaucoup de journaux on lit surtout d'autres journaux, et qu'on se répète, on se commente, etc.... (problème de confrontataion à la réalité), puis un beau jour on se rend compte que Le Pen fait un score ahurissant. Mais il y en aussi beaucoup qui font un "travail remarquable".

florian a dit…

1. A propos des exposés. Je me permettais de vous poser la question parce que je cherche à varier les exercices (la disserte est fatale à mes pauvres élèves) sans pour autant tomber dans le TPE et le copier/coller de wikipedia. Peut-être l'exposé... mais le risque du topo sans problématique est sans doute assez élevé. Si vous pouviez m'en dire un peu plus...
2. A propos de mon commentaire sur la question de la politique et des médias. Je ne sais pas où il est... moi non plus. Je pensais que vous ne l'aviez pas passé à cause de son manque d'intérêt. A-t-il disparu dans les limbes de l'internet ?
En substance j'y formulais l'hypothèse suivante : et si la politique n'était pas menacée par les médias mais au contraire révélait sa véritable nature ?
La politique c'est prendre le pouvoir. Dans une démocratie c'est par la parole et l'image que cela ce passe. Sarkozy est en campagne permanente, comme Napoléon. Comme Napo n'existait, il ne faisait de la politique qu'en état de guerre, Sarko n'existe et fait de la politique qu'en déplacement, meeting, petites ou longues phrases, interviewes etc.
Le reste qu'est-ce que c'est ? Le travail de l'administration, de la gestion de regroupement d'intérêts, du lobbying, du conseil d'administration plutôt que du conseil des ministres.
La cité est donc une pure représentation, une sorte d'image fantasmée de la réalité beaucoup plus prosaïque qui n'est pas politique mais sociétale. Donc la politique est une illusion, la société une réalité. La politique est de l'ordre du spectacle, homo politicus est l'autre nom d'homo ludens.

Lhansen-Love a dit…

Florian, je passe toujours vos messages.
Oui la politique est de l'ordre du spectacle, mais pour moi cela ne signifie absolument pas une disqualification globale de la politique. Vous qui lisez Gauchet: la politique implique la séparation, non?
POur les exposés: ill faut faire un travail en amont avec les élèves pour que l'exposé soit clair et audible par les autres élèves. Sinon: perte de temps!