mercredi 5 septembre 2007

Passe ton bac quand même


Je viens d'entendre J.R. Pitte sur LCI

Il dit que le bac ne sert plus à rien (attention, il vaut quand même mieux le passer!) .

Il dit que les étudiants n'ont en générl pas le niveau pour les études universitaires.
Il dit que nous vivons dans une société qui méprise le savoir, les enseignants, et même les profs d'université.

Il dit que , hélas, le mot "sélection" est tabou en France..

Il dit que cela fait trente ans que Aschieri ( FSU) se trompe , nous berce d'illusions, et coule l'éducation ...

Je vais acheter ce livre

4 commentaires:

Plume a dit…

Je ne suis pas pour la suppression du bac.
La pire des choses à faire à mon avis, ce serait justement de le remplacer par le contrôle continu de l'équipe éducative.
Celle-ci sera de plus en plus sous la coupe du chef d'établissement qui, selon le rapport rendu par Darcos au candidat NS, devrait être chargé de l'évaluation pédagogique des enseignants, au détriment des corps d'inspection.
J'imagine déjà les pressions exercées sur les enseignants pour que les résultats de l'établissement ne fléchissent pas.
Le niveau baisse et ce n'est guère étonnant :
L'ouverture de l'école à tous ne s'est jamais accompagnée, en France contrairement à d'autres pays, d'une réelle prise de l'hétérogénéité des élèves. Ce n'est pas moi qui le dit mais par exemple Christian Forestier ou Jean-Paul Delahaye dans Le collège unique (à ne pas confondre avec le collègue unique ou encore le syndicat unique...;-)
Quant aux universités, elles devraient peut-être elles aussi opérer les mutations pédagogiques imposées par la massification et assumer pleinement ce qu'elles appellent dédaigneusement la secondarisation des premiers cycles...

Lhansen-Love a dit…

soit... la solution, s'il y en a une , n'est pas , sans doute, la suppression du bac. Mais quelle est-elle?
( à mon sens: orientation sélective, sélection autrement dit!)

Plume a dit…

A en croire les avis rendus par le HCEE et le HCE, le problème vient de l'absence de prise en charge réelle de l'hétérogénéité. Les pays qui obtiennent les meilleurs résultats dans les classements internationaux (PISA) y parviennent sans orienter les élèves en difficultés en cours de 2nd cycle et sans recourir au redoublement, mais en formant les enseignants à prendre en charge des classes hétérogènes et en y mettant les moyens (dédoublements des classes, travail en petits groupes, interventions d'autres éducateurs...)

sancho a dit…

Bonjour Laurence Hansen-Love.
Et que fait-on des exclus?