jeudi 5 mars 2009

La révolution verte


Elle est en marche : marche forcée.
Donc la crise a du bon... Toujours Hegel (positivité du négatif), les progrès de l'Esprit ne se font jamais sans douleur...

9 commentaires:

sandra a dit…

yo laurence
tu peux mettre le texte de Hegel sur "la positivité du négatif " ? s il te plait ? ..(si possible ..)


a bientot , je t embrasse !!

castor a dit…

Bonjour Mme Hansen-Love!

Serait-ce défendable de prétendre que la guerre a un rôle positif dans l'histoire?

La perte de la liberté et le déshonneur national, l’assoupissement de l’activité dans le ronronnement des habitudes apparaissent comme les pires des maux pour l’humanité. Et par-là même s’ouvre la brèche qui force à examiner s’il n’y aurait pas du « bon » dans la guerre, quelque chose de positif, voire même d’irremplaçable. Aussi scandaleuse que cette pensée puisse paraître d’abord, la guerre loin d’être un mal pour l’homme, serait une condition de son développement et l’instrument du progrès dans le monde. Pourtant en étudiant de près l’histoire des hommes et l’histoire des guerres, il semble que de grands progrès aient à chaque fois accompagné les reconstructions. Quant à l’individu, les guerres n’offrent-elles pas aux plus valeureux l’occasion de gravir rapidement les places d’honneur alors qu’en temps de paix, la lourdeur des déterminismes sociaux écrase souvent le mérite individuel.Faire l'apologie de la guerre, c'est s'attacher à exhiber les méfaits de la paix. Kant lui-même au paragraphe 28 de la Critique de la faculté de juger fustige la lâcheté et la mollesse, l'égoisme des peuples en temps de paix. Chaque citoyen soldat est replongé dans les exigences de l’intérêt général. L’Etat, la figure de l’Universel chez Hegel, n’est plus pensé comme un moyen au service de l’intérêt particulier, chaque particulier ressent instinctivement qu’il n’y a de survie que par et dans l’Etat. La guerre est donc le moment où chaque particulier ressent comme essentiel son appartenance à l’ Universel.

Rassurez vous, je ne suis pas un esprit belliqueux, plutôt même une pacifiste empreinte d'idéalisme, je m'empresserai de mettre en pièce dans un second temps, ces arguments pour les rendre inoffensifs.

Lhansen-Love a dit…

sandra, moi aussi je t'embrasse.. mais c'est toute l'oeuvre de Hegel qu'il faudrait mettre en ligne.
C'est l'idée de dialectique, tu sais.. je vais voir si je trouve un texte quand même.

Lhansen-Love a dit…

je répondrais.. demain? ce n'est pas uen question à régler en deux mots...

Samuel.V a dit…

Très bonne réflexion de Castor.
J'ai pris un grand plaisir à vous lire.
Madame Hansen-Love, je suis un étudiant en double cursus de géographie-économie, la philosophie ne fait ainsi pas partie de mes occupations. Elle me manque, que me proposez-vous pour y remédier ? Je serais intéressé par un ouvrage général, synthètique, sans être lourd à digérer. ( Suis-je trop exigeant ?)
Pouvez-vous m'y aider ?
Cordialement.
Samuel.V

Lhansen-Love a dit…

Castor, c'est bien dit.
je pense qu'aujourd'hui cette argumentation hégelienne n'est plus recevable..
La guerre aujourd'hui , c'est aussi le terrorisme, les mines anti-personnelles, la bombe atomique, les crimes contre l'humanité.
La guerre inclut l'injustifiable. Voir Israël contre Gaza.
La guerre ce n'est plus une armée affrontant loyalement une autre armée.
Non, à mes yeux on ne peut plus défendre la guerre . Mais on peut seulement constater que dans certains cas , la guerre est impossible à éviter.

Lhansen-Love a dit…

Samule, j'ai écrit un ouvrage correspondant exactement à votre définition (Cours particulier de philosophie)
Sion je vous recommande Luc Ferry et aussi Charles Pépin (la philosophie pour les 7 jours de la semaine)

Samuel.V a dit…

Merci Madame Hansen-Love,
Je vais aller voir sur cette voie.
Cordialement.
Samuel.V

déborah a dit…

Mais est-ce qu'admettre que la guerre peut avoir un rôle positif revient à la défendre ?